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Retour en Europe pour les stagiaires chez sEb
Le Point de vue Mont-Tremblant
Publié le 16 Septembre 2010, par Claudia Lavallé
Les étudiants choisissent leur stage en consultant une liste de différents établissements d’un peu partout dans le monde. Les aptitudes développées durant les études, les résultats scolaires, la motivation ainsi que le comportement sont autant d’éléments que les professeurs prennent en considération en analysant les demandes de stage des élèves.
Vincent Mourey, de Lorraine en France.
Ce qu’il a le plus apprécié, c’est d’avoir eu la chance de travailler à la préparation des plats principaux, tâche qu’il n’aurait jamais pu effectuer en France. Mourey a découvert une nouvelle culture, de nouvelles façons de fonctionner et surtout une mentalité différente. « En France, c’est plus strict. Il faut mettre du temps avant de pouvoir évoluer en cuisine tandis qu’ici, c’est plus cool. On nous a attribué des postes et on a évolué par la suite. On fait plus facilement confiance ici », raconte le jeune stagiaire. Il a aimé visiter, via le service de traiteur, les différents coins des Laurentides et il a été littéralement séduit par la gentillesse des gens de la région. De retour chez lui, il compte décrocher son BTS, un diplôme qui permet d’accéder à de meilleurs postes en cuisine et qui facilite l’ouverture d’un restaurant car on y apprend aussi les bases de la gestion.
Marian Krajewski, de Lorraine en France
La découverte d’une nouvelle cuisine et le voyage au Canada ont motivé son choix de stage. Ici en cuisine, Marian a appris à s’organiser en plus de découvrir et d’expérimenter les différents types de cuisine. « Je repars beaucoup plus mature avec un bagage de connaissances. Je vais vraiment réaliser tout mes acquis quand je me comparerai aux autres à mon retour », confie Marian. Après l’obtention de son diplôme, ce grand sportif prendra le chemin de l’armée, toujours en cuisine, pour pouvoir obtenir les permis et profiter des avantages qu’offre l’armée. Comme sEb, il voudrait voyager à travers le monde pour découvrir les différentes cuisines. En dehors de l’expertise acquise au restaurant, l’un de meilleurs souvenirs de son séjour chez nous est le match de hockey des Canadiens auquel il a assisté.
Thibault Sizun, de Strasbourg en France
Il débute son histoire en racontant la différence entre l’école et la réalité. « À l’école, il y avait quarante élèves pour servir quarante clients, ce n’est pas possible d’agir ainsi dans la réalité et ici j’ai eu la chance de comprendre comment fonctionne un restaurant. » Son plus grand choc culturel a été la prononciation du mot beurre. Il raconte en riant : « À mon premier jour, le chef me demande d’aller chercher du « beauuure ». Très nerveux, je ne connais pas encore les aires et je cours à la chambre froide. Sur la tablette je vois deux poissons bar et c’est ce que je lui ai apporté... J’ai vu dans le regard de sEb qu’il se demandait qui était donc ce stagiaire qu’on lui avait envoyé. Heureusement que je me suis repris par la suite pour démontrer ce dont j’étais capable ! » Il repart avec une plus grande confiance en lui et beaucoup de techniques. Thibault a pris le temps de visiter le parc national, la Station, le marché d’été, Montréal et est allé à Québec pour la Fête nationale. Ce futur chef veut travailler dans les grands restaurants en France, voyager et éventuellement ouvrir son propre restaurant. À l’unanimité, les trois stagiaires remercient les chefs et toute l’équipe du restaurant pour l’accueil ainsi que le partage de leur savoir et de leurs passions. Mont-Tremblant peut se targuer d’avoir trois nouveaux ambassadeurs à l’étranger.